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Témoignage de Corinne et Adrien Snaidero
TEMOIGNAGE DE CORINNE
Tout d'abord, je suis née dans une famille engagée avec le Seigneur. Depuis toute petite j'allais donc naturellement à l'Eglise, j'entendais parler de Jésus, de Sa puissance, de Son amour et pour moi le fait que Dieu existe était une évidence.
J'ai fait beaucoup de colonies, de camps, et de week ends organisés par l'Eglise, qui m'ont à chaque fois énormément apporté et ont renforcé ma foi.
J'ai été remplie du Saint-Esprit à l'âge de 12 ans et ai « empoisonné » mon pasteur, à l'époque Monsieur BOTELLA, pour qu'il me baptise. J'ai du attendre quasiment deux ans : le 04 juin 1989 était le jour J. A l'âge de l'adolescence, « l'âge critique » comme certains disent, j'avançais au milieu des autres le plus droitement possible.
Plus tard, vers 21 ans, les études terminées, je quitte le cocoon familial pour voler de mes propres ailes ; je rentre donc dans la vie active. ET LA, tout s'enchaîne très vite.
Durant toute ma jeunesse j'avais été très protégée, je me retrouvais alors dans un monde, « le monde », totalement inconnu pour moi. La curiosité de voir ce qu'il pouvait se passer en dehors de cette belle vie qui était la mienne, l'inconnu, le monde qui m'entoure ..... je commence donc à rencontrer d'autres personnes, à sortir le soir, et c'est alors que je rencontre un garçon.
Peu à peu et puis totalement, je quitte l'Eglise.
Là se passent quatre ans, durant lesquels je vis tout simplement comme tous les jeunes d'aujourd'hui sans pour autant faire de grandes bêtises, mais en toute liberté, tout du moins c'est ce que je pensais.
Au bout de quatre années, à 25 ans, ma relation amoureuse partait en déconfiture ; je me trouvais alors aux Antilles, à 8 000 km de mes repères, de ma famille ; à ce moment là, j'ai crié à Dieu pour qu'Il me vienne en aide. J'ai fait une prière très simple : « Seigneur, tu vois ce garçon avec qui je suis, tu connais la situation, si je me suis trompée depuis tant d'années je te demande pardon ; mais Seigneur je l'aime et je n'arrive pas à le quitter. Fais quelque chose. » Dieu n'a pas tardé à répondre à ma prière, quelques jours plus tard nous rentrions sur Antibes, et il me disait que c'était fini entre nous.
Je me retrouve alors face à moi-même. Tout s'écroule. J'avais quitté 21 années de ma vie, pour en changer radicalement et pour vivre avec ce garçon. Des idées de suicide me passent alors dans la tête, ma cousine Virginie et mon ami Bertrand étaient régulièrement avec moi, auprès de moi, ils ont été un grand soutien à cette époque. Mais lorsque je pensais à Dieu, et à tout ce que j'avais entendu lorsque j'étais petite, là s'installer comme un semblant d'espoir, de paix. Je me sentais réconfortée.
J'ai encore vécu une période de six mois où mon cœur était entre deux. Je venais de temps en temps à l'Eglise et continuais en même temps à sortir, je travaillais alors dans la restauration. Le fait de ne pas choisir réellement entre Dieu et la vie que m'offrait ce monde me rendait encore plus mal dans ma peau.
Ma saison se terminait le 30 septembre 2000, et j'avais donc pris la décision que le dimanche 1er octobre je serais au culte à l'Eglise le matin. Je voulais donner une chance au Seigneur de faire quelque chose pour moi ; et c'est ce qu'Il a fait.
Depuis ce jour, je n'en suis jamais repartie et j'ai décidé de remettre toute ma vie entre les mains de Dieu.
Aujourd'hui, je peux dire que la foi que j'ai, c'est bien la mienne et non plus celle que mes parents m'avait inculquée ; j'ai vraiment vu Dieu agir dans ma vie. Il a toujours était à mes côtés, et Il m'a gardé durant ces années.
Dieu est grand dans Son amour et dans la patience qu'Il a envers nous.
J'aurai des dizaines d'exemples à apporter mais ce serait trop long...
A ce jour, je suis une femme épanouie, avec à mes côtés un bon mari et je suis fière de servir un Dieu si grand et si bon.
TEMOIGNAGE D'ADRIEN
J'ai vécu dans un foyer de foi protestante évangélique avec mes deux parents et mes trois sœurs, une grande de 27, une petite de 25 et une dernière de 14 ans.
Entouré d'amour et d'équilibre, mon enfance dans la banlieue en cité parisienne était normale avec tous les inconvénients que le bitume peut engendrer.
J'ai toujours cru en Jésus-Christ depuis la première fois qu'on m'en a parlé, même si je ne comprenais pas cette petite foi qui vivait en moi. Ayant souvent changé d'Eglise jusqu'à l'âge de 11 ans, j'ai eu beaucoup de mal à m'intégrer dans un groupe de jeunes. J'ai donc eu du mal à trouver une motivation pour aller pré-ado à l'Eglise. A 13 ans, j'étais en pleine rébellion, et le souvenir d'un amour innocent pour Jésus peu à peu disparaissait.
J'ai commencé à m'endurcir face aux injustices et à la dureté de la vie ; je suis tombé dans pas mal de vices mais le Seigneur m'a protégé du pire. A 15 ans mes parents divorcent et tout aller en empirant. J'ai du encore déménager pour vivre seul avec mon père. Cette période n'a pas été facile et je voulais oublier le mot « Dieu ».
Heureusement, Dieu a permit deux choses qui ont freiné mon implication dans la délinquance :
- de chanter du rap, même s'il était ténébreux, cet art m'a permis de rester avec un but artistique, ce qui fait que je galérais moins que d'autres,
- d'avoir une relation avec une fille, ce qui m'a évité jusqu'à 22 ans de fréquenter trop de filles différentes. Même si j'étais dans la fornication.
Je crois que Dieu permet des plans de secours pour limiter la casse. Bien entendu j'ai débarqué sur Antibes à 21 ans avec une forte envie de changer de vie, de prendre un nouveau départ.
En fait, le Seigneur m'appelait au fond de moi, et Lui seul savait le temps et le plan parfait pour mon rachat, mon salut et ma bénédiction à venir.
Je suis donc arrivé sur la Côte d'Azur avec cette fille que j'aimais, j'ai déménagé cinq fois en un an. Au bout de quelques temps, elle avait beaucoup changé, le fait de vivre ensemble m'a permis de voir que nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes.
En juin 2003, la rupture se produit, et l'appartement où je vis est à son nom. Je suis donc à la rue.
En plein été, trouver un logement est impossible. Mais à Dieu rien n'est impossible.
C'est alors que dans ma détresse, Dieu a permis que je rencontre un chrétien qui m'a trouvé un logement dans le week end même. Impossible mais vrai !!!
A la fin de l'été, vers mi-août je suis venu à l'Eglise avec mes parents et mon cousin Joël, et Dieu m'a saisit.
C'était intense. J'ai compris qu'en ouvrant mes oreilles et mon cœur j'entendais autre chose à l'Eglise.
J'entendais la voix de Dieu à travers les hommes. De là, a suivi ma conversion, ma transformation, ma nouvelle naissance. J'ai compris enfin dans quel monde je vivais.
Je suis resté sincère au maximum de moi-même, et Dieu m'a tout donné. En bref, logement, épouse en deux mois de conversion, travail (dans ma persécution au début de ce travail , j'ai trouvé un ami fidèle Jésus). Je n'aurais pas assez de lignes pour dire tout ce qu'Il a fait pour moi.
Même si j'ai dû faire ma part, j'ai toujours sû depuis que je Le connais, qu'Il veille à mes côtés, qu'Il place des gens et des circonstances devant moi.
Je le confesse, Il est vivant, puissant. Il me l'a prouvé, Dieu n'est pas une religion, Il est une relation.
Témoignage de leur rencontre
Corinne : De mon côté, j'ai du attendre trois ans avant que le Seigneur me donne Adrien. Trois ans durant lesquels, j'ai eu des hauts et des bas.
Cette période de célibat n'a pas toujours été simple, mais heureusement le Seigneur avait placé à mes côtés des amies qui étaient dans la même situation que moi.
Adrien : En octobre 2003, un camp de prière a été organisé à Saint Martin de Vésubie et l'un comme l'autre nous décidions d'y aller.
Corinne : A cette époque, on n'avait du s'adresser la parole que quelques fois.
Adrien : En fait, nous nous connaissions depuis touts petits, puisque je venais en vacances sur Antibes avec mes parents.
Corinne : Lors de ce camp, nous nous sommes retrouvés à table, l'un en face de l'autre, et là nous avons appris à nous connaître.
Quelques temps auparavant, lors d'une réunion de maison, Adrien avait prié pour moi parce qu'il me voyait triste, pour que je trouve un mari !!
Adrien : A aucun moment, je n'avais pensé à moi.
A la fin de ce camp, je suis parti avec une phrase en tête « pourquoi pas » !!
Corinne : De mon côté également, une phrase résonnait « pourquoi pas » !!
Bien évidemment...cela voulait dire pourquoi pas lui !!
Après cela, j'avais envie de mieux connaître Adrien., j'ai donc prié en disant à Dieu : « Seigneur, tu vois Adrien, il me plaît mais je veux être sûre de ta volonté, je vais l'inviter à venir manger à la maison, mais si le soir que je lui propose il est prit, je n'insisterais pas ».
C'est ce que je fis, le mardi soir qui suivait ce camp, j'ai proposé à un copain et une copine de venir manger le surlendemain, et j'ai donc demandé en dernier à Adrien s'il était libre...... et il l'était.
Adrien : Nous avons donc appris à nous connaître petit à petit. Un soir, après un concours de circonstance, un repas annulé, on s'est retrouvés seuls à partager une pizza : première déclaration !
Corinne : Il y a eu plusieurs concours de circonstances comme cela. Un week end au CIJEM avait été organisé, et là encore on s'est retrouvés seuls. Tout le monde s'est désisté au dernier moment.
Adrien : La période de fiançailles n'a pas été de tout repos, j'étais jeune dans la foi, et dans la vie, tout jeune baptisé. Il y a eu beaucoup d'oppositions, mais le plan de Dieu s'accomplissait dans nos vies.
Corinne : Il est vrai que nous avons tous les deux du caractère, nous ne nous connaissions pas bien à l'époque, et la tension était palpable. J'ai eu pour ma part, de gros moments de doutes. Et là encore Dieu a agit. Il a permit lors d'un appel que je m'avance, et que François TRUPIANO vienne alors prier pour moi. Ce soir là, il n'a pas fait que prier, il m'a également donné une parole de la part de Dieu, qui était très claire et qui m'a permis d'avancer dans la paix dans notre projet de mariage. C'était la cerise sur le gâteau.
Adrien : C'est vrai que la période de fiançailles n'est pas toujours une période facile, nous avons du apprendre à nous connaître, et cela ne s'est pas fait en un jour. Malgré nos caractères à l'époque, nous sommes complémentaires sur beaucoup de choses.
Corinne : Nous nous sommes donc mariés le 16 octobre 2004.
Adrien : Depuis nous pouvons affirmer que nous avons eu raison de faire confiance à Jésus pour nos vies respectives. Car aujourd'hui nous sentons cet équilibre et cette complémentarité dans notre couple, et nous sommes heureux, heureux de lui appartenir, et heureux dans notre vie de tous les jours.
Corinne et Adrien : Que Dieu vous bénisse à travers ces quelques lignes.
Nous voulons vous laisser ce verset qui dit :
« Recommande ton sort à l'Éternel, Mets en lui ta confiance, et il agira » - Psaumes 37.5
